Actus |
24/04/2012
posté à 23h14
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C'est des îles Baléares que j'écris ce « court » post. J’y suis en stage avec Coralie, Karl, Asa et Camille pour faire essentiellement du vélo.
Par la même occasion j’ai participé au TriStar 111 de Mallorca :
Généralement il fait beau à Majorque en cette période mais le temps parfois changeant de cette île nous aura gratifié, ce jour-là, d'une averse dans chacune des 3 disciplines. Rien de très gênant si ce n'est à vélo ou la montée et la descente de Sant Salvador à faire 2 fois se révéleront plutôt dangereuses (si, si même en montée la roue arrière patinait en danseuse !!). Cela confirme mon choix d’avant-course, de faire une course prudente et surtout de finir avec de la fraicheur et de l’envie.
Je terminerai à une maigre 47ème place avec un temps supérieur à l'année passée. Cependant, je reste satisfait de ma course car ma natation est bien meilleure ainsi que ma course à pied : le travail technique fait cet hiver avec Coralie paie. Alors c'est sûr à vélo, j'ai pris "cher" et je mesure le retard que j’ai pris sur cette discipline. Cela confirme les sensations entrevues lors du Triathlon Sprint de Saint-Tropez, ou j’avais terminé 15éme, 3 semaines plus tôt:
A force de travailler mes 2 disciplines « faibles », la plus « forte » s’en ressent, le stage vélo arrive donc au bon moment. Les kilométrages couplés à l’intensité devraient combler ce déficit.
Les routes de Mallorque sont idéales pour ça. On y trouve tout : du Macadam impeccable, du plat ou du relief, du vent en bord de mer et surtout BEAUCOUP de soleil.
Donc, durant ces 15 jours j’ai pu rouler tous les jours pour atteindre un total d’environ 1300 kilomètres. Les jambes sont revenues au bout d’une semaine et ça, ça fait vraiment du bien au moral. Pour autant j’ai presque pu nager tous les jours, et j’ai continué à entretenir ma vitesse à pied.
J’ai donc hâte d’être au TriStar de Cannes le week-end prochain pour voir comment va réagir mon corps avec un peu de repos.
Ce sera aussi l’occasion de retrouver une bonne partie des copains du BMT !
Va y avoir du « orange » sur les routes Cannoises…
See you.
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16/02/2012
posté à 23h54
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Dans le monde animal, l’hibernation est un état d’hypothermie régulée, durant plusieurs jours ou semaines qui permet aux animaux de conserver leur énergie pendant l’hiver.
Dans le milieu du sport d’endurance, cette définition serait presque semblable au mot « coupure ».
En effet bon nombre de sportifs d’endurance en général et de triathlètes en particulier, rentrent en « hibernation sportive » totale ou partielle. Ils arrêtent toutes activités sportives pendant 1, 2 voir, 3 semaines ou alors, leurs activité se réduit au strict minimum (2 ou 3 séances par semaine) .
Autant dire que chacun d’entre nous trouvent dans son for intérieur, dans son entourage ou bien dans son environnement des raisons pour passer à l’acte…oups, pardon ! à l’inactivité devrais-je dire !!! Elles peuvent être les suivantes :
- « Je n’ai plus envie, et puis c’est tout ! » dira le l’athlète éreinté.
- « Je suis fatigué de ma saison XXl, avec mes 5 ironman et mes 7 half » dira petr vabrouzek ou Romain Guillaume.
- « j’ai trop couru blessé cette année » dira un athlètes de Grand Prix.
- « je peux plus voir la tête de Jean-Pierre en course, alors à l’entrainement n’en parlons pas… » dira l’athlète jaloux de son collègue de club.
- « tout le monde a coupé, sauf moi » dira le triathlète grégaire et influençable.
- « mon coach me dit de couper » dira le discipliné.
- « ma femme me dit de couper ! » dira le mari soumis(le prenez pas mal mesdames mais y en a tellement !)
- « j’aimerai bien voir un peu plus mes enfants » dira le père coupable.
- « mon vélo est trop sale quand il pleut » dira le méticuleux.
- « il fait vraiment trop froid dehors » dira le frileux.
- « il fait nuit à 16h30 et il fait jour à 8h30 » dira « luminophile »( chercher pas, je viens d’inventer ce nouveau mot !).
- « c’est bientôt les fêtes » dira le gourmand.
Enfin, il y a autant de raisons qu’il y a d’individus, et la listes pourrait être encore longue !
Pour d’autres triathlètes, il n’y a pas de coupure.
L’addiction à l’endorphine est pour certains plus fort que la raison. Prisonnier de cette hormone du « bien-être », ils ne peuvent pas s’arrêter de courir, pédaler et nager.
Pour d’autres, c’est le moyen de toujours rester en confiance. En effet, continuer à pratiquer c’est aussi se rassurer sur ses capacités en termes de vitesse, d’appuis ou /et de sensations.
Enfin d’autres encore, se servent de cette période pour travailler leur technique.
Alors faut-il couper(ou hiberner sportivement) ?
Pour mon cas, la réponse cette année, s’est imposée d’elle-même. Bien que ma saison eu été longue avec 3 IM en 3 mois, l’envie de pratiquer restait toujours présente. J’ai bien eu un moment de doute en Décembre (surement l’appel du chocolat, lol !), du genre « pfff… j’crois que je suis cramé ! » mais après un léger relâchement l’envie est resté trop forte pour que j’arrête l’entrainement.
Si j’ai fait une erreur je la mesurerai au mois de juin/juillet. Mon organisme me le rappellera à ce moment-là. En tous cas, à l’heure où j’écris ces lignes, je ressens les progrès à pied et en natation à force d’avoir travaillé la technique dans ces 2 disciplines.
Les courses SERONT les juges de paix en la matière. We’ll see soon.
En tous cas amis sportifs je ne sais pas si vous avez hiberné sportivement ou pas mais je vous souhaite à tous une superbe saison 2012, un peu en retard.
On s’voit sur les courses…hein ?
A bientôt,
Nico.
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26/11/2011
posté à 09h56
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Depuis l’Ironman de Tenby, on ne peut pas dire que j’ai été prolifique sur mon p’tit blog !
Pourtant ce ne sont pas les courses qui ont manquées depuis fin septembre; j’avais donc de la matière narrative en termes d’émotions, de sensations ou de rencontres. Mais non, l’envie n’était à la dactylographie ! Jusqu’à aujourd’hui…puisque je reprends le clavier de l’ordi en main.
Alors, oui j’ai fait quelques « coursettes » locales depuis : Un trail(15kms), un 10 kilomètres en Belgique, le 12,9 kms du Beaujolais, le 10kms des milles pattes en duo, deux gentlemans(course vélo chrono en duo avec Coralie).
Des courses sans pression avec beaucoup fun et de spontanéité qui mon permis de prendre beaucoup de plaisir. Les temps et les places sont donc anecdotiques bien que je ne fusse pas loin des avants post parfois.
En revanche, sans pression, pas tout à fait ! En Belgique, la pression à été bien présente, voir TRES tenace surtout pour l’après course. La pression là-bas ils ne la subissent pas mais ils la boivent a grand coup de pintes dans le gosier… à ce petit jeu là, je ne suis pas très fort, surtout a jeun mais que de fous rires en retour.
Fort de cet entrainement, j’ai enchainé avec l’assemblée générale du Beaune Monnot triathlon. Bien m’en a pris, tant le niveau festif est élevé !
J’ai retrouvé avec le plus grand plaisir l’ensemble des membres du club avec qui nous avons partagé de grands moments de convialité et d’autres moments moins avouables… sacré Jet27, hein le polonais !!!
Ça été aussi l’occasion de mettre en commun notre calendrier de courses afin de mieux se retrouver sur les épreuves en 2012. Le mien est pratiquement finalisé et sera celui-ci, à quelques virgules près (à voir avec Denis) :
- sprint de St Tropez (une tradition), le 25 Mars 2012
- Tristar 111 de Cannes, le 29 Avril
- Championnat de France LD Calvi, le 19 mai
- Xterra Italie Sardaigne, le 27 mai
- 70.3 Italy, le 10 juin
- Xterra France, le 8 juillet
- LD alpes d’Huez, le 25 juillet
- (Xterra Tchèque, le 4 Aout) à voir.
- (Xterra Allemagne, le 11 aout) à voir.
- XL Gérardmer, le 1er septembre
- Xterra Suisse, le 15 septembre
- 70,3 France, le 23 septembre
- Xterra Mauii, le 28 octobre
- Ironman Mexique, le 25 novembre
C’est donc un calendrier complètement différent de mes précédentes saisons.
J’ai décidé de ne pas avoir Hawaii comme objectif cette année. Manquer de peu la qualification à deux reprises en 2011 a été difficile à accepter aussi j’ai préféré me servir de 2012 comme d’une année de transition et d’un tremplin pour 2013.
En gros je reprends pratiquement tout à zéro. J’ai déjà commencé et je continuerai à travaillé cet hiver ma foulée en course à pied (plus sur l’avant et plus cadencée)et ma technique en natation(plus d’appuis).
Et durant cette saison je vais essayer de mettre tout ce travail accompli sur des courses plus courtes que d’habitudes. Ainsi j’espère mettre du rythme, de la vitesse, de la cadence sur de la technique. Si j’y arrive je devrai passer un cap.
Bon tout ça, bien sur, c’est de la théorie ! car je n’ai peut être pas le potentiel pour passer une marche supérieure. Mais qui tente rien n’a rien alors j’essaie.
C’est pour cela que je vais faire beaucoup de Xterra avec l’objectif d’aller à Mauii.
En fin d’année je n’ai pas pu m’empêcher de mettre un petit IM pour ne pas avoir eu l’impression d’avoir fait une année blanche en 2012 ! En pur BMT boys, on ne se refait pas !lol !
En somme, 2012 sera, une année sans pression et plus funny. Je me réjouis de renouer avec le milieu du VTT et du Xterra ; petit monde, d’où je suis issu sportivement parlant.
A bientôt dans les single track !
Have fun.
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29/09/2011
posté à 21h40
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De retour en France depuis quelques semaines, je pense avoir maintenant assez de recul pour pouvoir vous faire un petit compte rendu sur ce nouvel Ironman du circuit WTC et une analyse succincte de ma course.
Comme le titre l’évoque je pense avoir cumulé les erreurs à tous niveau sur cette course :
1. D’abord, croire que je suis plus malin que les autres :
Après mes 2 ratages de qualif’ hawaiienne à Nice (8mns) et Francfort (4mns). L’envie du triathlon m’avait quitté. Pas envie de faire un Half, un CD ou sprint quelconques : « un Hawaii vous manque et tout vous est dépeuplé », comme disait le poète !
Un seul type de triathlon pouvait me motiver pour cette fin de saison c’était un IM labélisé me permettant de croire à nouveau en mes chances Hawaiiennes, mais cette fois pour 2012.
Et c’est là ou je me suis cru plus malin que les autres, en me disant :
« Tiens, tiens ! Je suis encore sur ma lancée de la saison, je suis en forme donc. Le pays de galles est placé juste avant Hawaii, donc les meilleurs groupes d’âge ne seront pas là-bas. En plus c’est une première édition, donc certains vont hésiter à s’inscrire, etc. »
Et bien j’avais tout faux !
Dès mon arrivée je vois des têtes pas inconnues et sur le parcours j’ai même des concurrents qui me demandent si on ne s’est pas vu à francfort, du genre « rappelles-toi on a fait le marathon ensemble ! » En effet on à tous eu la même fausse bonne idée. Les recalés européens comme moi sont là. J’en ai eu la confirmation rapidement sur le vélo quand j’ai vu comme ça roulait dans les 100 premiers.
2. croire que c’était un Ironman « standard » :
Alors là, grosse, grosse erreur. Ici tout est différent.
Le parcours tout d’abord est très particulier : la natation se fera dans une mer démontée avec des creux dans lesquels je ne m’étais encore jamais confronté. Le vélo, est une succession de bosses sur 3 boucles, sur des routes mouillées et ou il est important de se rappeler qu’on roule à gauche, isn’t it ? Le marathon est quand à lui qu’une succession de descentes ou de montées plus ou moins abruptes avec de multiples relances dû au parcours sinueux à souhait dans le centre de Tenby
Le climat ensuite, est très…britannique. Vent, crachin et/ou pluie, ciel bas et gris, toute la panoplie du « so british » nous à accompagné par intermittence en nat’ et au marathon !! Les palmiers, la lave et le sable blanc d’Hawaii sont bien loin !
Le schéma de course est aussi original, voyez plutôt les enchainements :
Course à pied 300mètres
Nat’3,8kms
Course à pied 1,5km
Vélo 180kms
Course à pied 41kms
Et oui c’est par un sprint de 300 mètres sur la plage que nous attaquerons la natation puis une sortie à l’australienne plus courte cette fois nous renvoi à notre 2ème boucle. Il nous faudra chausser nos baskets à la sortie de la natation pour faire les 1,5 kilomètres traversant le centre de Tenby et rejoignant le parc à vélo. Ça nous vaudra quelques scènes coquasses : du genre le gars qui courre avec sa combi autour du cou, « façon boa à plume», le gars qui courre avec sa combine sur lui durant sa longue transition ou encore notre Kévin Pilette du BMT qui enlève sa combine mais qui courre avec ses lunettes et son bonnet jusqu’au parc !
Puis après le vélo c’est seulement 41 kms que nous ferons à pied car « nous sommes conscient que le parcours est difficile » dixit l’organisation. Ouais bah c’est peu de le dire… !
3. être parti trop vite à vélo :
Me sentant en pleine possession de mes moyens grâce à l’excellente prépa de Denis Combier et à ma semaine de vacance précédant l’épreuve, je suis parti surement un peu fort. Sortant dans les 100 de l’eau je remonte beaucoup de monde à vélo. Je ne me rends pas du tout compte de ma place mais je passe Denis legouge au alentour du 70ème kilomètre qui m’annoncera à l’arrivée qu’il était 33ème à ce moment là. Tout va bien j’ai toujours de bonnes sensations mais quelques kilomètres plus tard, je sens que je perds en puissance, je ralenti par sécurité.
Le groupe que j’emmène dans mes roues depuis un bon petit moment, me passe un par un mais je ne m’affole pas en restant sur un rythme en dessous de mon allure Ironman.
Malgré cela mes forces s’amenuisent inexorablement. Je ralenti un peu plus à chaque kilomètre qui passe, pour finalement rouler à 22/23km/h. Là, le moral prend un gros coup et je vois la totalité des gars que j’ai doublé + les 3 premières féminines me repasser. Pffff dur ! Pendant un moment je pense même arrêter.
Surtout en pensant qu’il va falloir que je me refasse la montée à 16% que j’ai déjà gravi au 1er Tour. Je la passe tant bien que mal et me laisse ramener au parc vélo par les faux plats descendants en roue libre. Car en plus j’ai choppé une fringale à 20kms de l’arrivée. La TO-TALE !
4. avoir cru que j’étais plus fort que tout le monde :
J’ai un scoop. Oui, oui un vrai !
Et bien, 3 Ironmans en 3 mois, c’est court pour avoir une qualif’ à Hawaii sur la dernière épreuve !
Au deuxième, on est moins frais qu’au premier et au troisième on est moins frais qu’au deuxième !!! Faites les comptes par rapport au premier, y a comme un écart.
Ça parait logique comme ça. Mais non, moi avant Tenby, je me suis dit « ça va le faire ! »
Bon là en revanche j’ai compris et bien retenu la leçon :
Quand détermination devient obsession, il est temps de stopper la machine.
5. ne pas avoir assez étudié le parcours :
Et surtout les conséquences horaires qui en découleront.
En effet sur cette épreuve les temps vélo et marathon ne sont plus du tout les mêmes que sur un IM standard. L’entrainement en amont, le rythme de course et l’alimentation doivent donc, être différent.
6. avoir mis du matériel non éprouvé :
Au dernier moment, vu le dénivelé, j’ai décidé de rouler avec mes zipp 303 alors que je n’ai pas roulé avec de l’année. Bien m’en à pris. Au 140ème kilomètre environ je pète un rayon sur ma roue arrière. Je dois desserrer le frein pour que la roue ne touche plus( cela me vaudra d’ailleurs un « tout droit » dans un virage en descente !). Au fur et à mesure des kilomètres la roue finira par toucher le cadre. Mais bon pas d’excuses cela n’aurait rien changé à ma piètre performance. Cela a juste été une petite contrariété supplémentaire sur cette fin de parcours vélo.
7. ne pas avoir cru en mes chances sur le marathon :
Le temps de 5H57 en vélo m’a tellement anéanti que je pensais la course finie. J’étais pourtant encore dans les 80 à ce moment là. Je ne savais pas que le meilleur temps vélo était de seulement 5H10 et que tout le monde avait des temps à rallonge. Chercher la qualif’ n’était plus possible de toute manière mais faire une belle course était encore réalisable. Mais vraiment, la tête n’y était définitivement plus.
Malgré mes nombreuses âneries je finirais mon 9ème Ironman en 3 ans de pratique mais dans un temps final bien médiocre au regard de mes attentes :
55’’ en nat’, 5H57 en vélo et 3H38 au marathon soit un total de 10H42. Ce troisième raté est donc totalement justifié je n’ai aucunes excuses à trouver. Je suis le seul responsable de toutes ces erreurs car elles découlent toutes de MES choix.
J’ai pris quand même beaucoup de plaisir à nager dans cette mer secouée. Au début du vélo ce fut aussi très grisant de sentir le « moteur » si bien « ronronner »…et le parcours était de toute beauté.
J’ai pris aussi du plaisir, avant et après la course en rencontrant les gallois qui sont des gens extrêmement chaleureux et réellement gentils. Le pays est sauvage, mystérieux et plein de caractère. La ville de Tenby est vraiment belle. Elle ressemble à un repère de pirates ou de corsaires ou seuls manqueraient les grands « trois mats ».
Au final je ne regrette pas ce beau voyage et cette course. Je le conseille à tous surtout pour les gros costauds à vélo car c’est un des parcours vélo le plus dur que j’ai pu faire(Lanzarote compris). Vous allez vous régaler !
Maintenant la saison est belle et bien terminée pour moi. Faute de Hawaii, Je vais m’amuser à faire quelques coursettes locales : trails, 10kil’, Gentleman vélo, rando VTT et autre. Faute de merles on mange des grives !
Je vais aussi réfléchir à 2012. Je pense orienter ma saison différemment. La course à la qualification m’a bien usé mentalement et j’ai besoin de nouveauté, de variétés et de m’amuser. Le Tri, ce n’est pas une contrainte, ce n’est que du loisir et du plaisir. Et ça DOIT le rester !
Bon allez je vous en reparlerai la prochaine fois.
A bientôt dans les chemins et les sous-bois !
Take care.
PS : félicitation à mon pote de club Kevin Pilette qui fait une course magistrale (20ème scratch) et prend sa qualif’ pour Hawaii 2012 !
PS2 : gros encouragements à tous les BMT boys qui sont à Hawaii pour défendre nos couleurs !!!!!!!!!!!!!!
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02/08/2011
posté à 22h52
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Dimanche 24 juillet, il est 5H du matin, nous sommes tous ensemble(comme toujours au BMT) assis au fond du bus bondé, Yannick Henry, Michael Louys, Kevin Pilette et moi. Et il fait chaud ! Ce bus, c’est la navette qui nous emmène au départ de la natation de notre IM du jour. Le trajet nous parait interminable, nous sommes en état de somnolence.
6H, nous sortons du bus pour nous rendre au parc vélo. Et il fait froid !
Chacun s’en va préparer et vérifier ses affaires avant le départ.
6H45, on se retrouve dans l’eau pour discuter et s’encourager. Et l’eau est chaude !
Bien plus chaude que l’atmosphère. Bizarre pour un mois de juillet !
7H00, c’est le départ de la nat’. Cette fois contrairement à Nice je ne me ferai pas avoir. Je suis déterminé à trouver de bons pieds pour faire un bon chrono. En nageant je cherche. Celui-ci ? non trop de battements, celui-là ? Non, trop lent ! Finalement au bout de quelques minutes je trouve le poisson pilote idéal ? Je me régale, il a un bon tempo, je sens qu’on avance. Au bout d’un quart d’heure un autre « poisson » du même genre nous passe mais à peine plus vite. C’est l’occasion rêvée, je m’accroche, on fait la fin de la 1ère boucle ensemble, on fait la sortie à l’australienne à 2, et on replonge. Il repart plus fort sur la 2ème boucle, ça devient dur. A 3 kilomètres environ, je lâche. Je finis en solitaire les derniers 800 mètres sur un rythme plus cool.
Verdict. Je sors pas spécialement fatigué, en 1 H00 tout rond.
Mais il fait froid !
8H00, transition correcte, je prends le temps de bien me couvrir, vu la température : maillot, manchette et coupe-vent dans la poche au cas où.
Je pars content et je suis même ravi quelques minutes plu tard quand la pluie se met à tomber. C’est parti pour ma 1ère douche ! C’est l’assurance de ne pas revivre le cagnard de Nice et ce sera plus dur mentalement pour les autres !
Parti sur un rythme assez costaud au début, je me rends compte que mes jambes et mon corps commencent à lutter contre la pluie et le froid. Je décide de m’arrêter pour mettre mon coupe-vent. Je perds du temps avec les doigts engourdis mais la perte d’énergie que l’organisme aurait consenti pour se réchauffer pourrait m’être fatal à la fin du vélo ou du marathon.
Je baisse d’un ton malgré tout car je suis tout juste réchauffé. Je vois des « avions de chasse » me passer dans le 1er et 2ème tour. Notamment Xavier et Yannick qui me passe avec une vitesse telle que je me demande si on fait le même sport ! Je ne m’affole pas et je garde mon rythme.
12H00, je suis à 4H00 de bike et je suis cuit ! Et il me reste au moins 1H00 à faire, j’ai plus de jambes et j’ai froid ! Je repense à Kévin Pilette que j’ai doublé 1/2H plus tôt complètement transit de froid. Il se verra contraint d’abandonner comme bon nombre de participants dont quelques pros.
Je me dis qu’il faut quand même pousser pour ne pas plus me refroidir sinon je ne verrai pas l’arrivée moi non plus !
13H10, me voila au parc vélo, je n’ai plus de jambes et je me demande comment je vais courir. Verdict vélo : 5H05. Un temps très moyen pour ces 182kms et loin des 4H58/9 envisagé. Pourtant j’ai fait le maximum.
13H12, je pars à pied et ô miracle ! Les jambes sont presque neuves. Je pars donc sur mes bases les plus optimistes soit 4’40 au kilomètre pour espérer un marathon en 3H20. Et j’ai chaud !
Pourtant il pleut toujours et le vent n’est pas retombé.
J’essaie de tenir le rythme entre les pauses « restauration » et les pauses « toilettes ». C’est comme sur l’autoroute sauf que c’est à pied !
Je finis par retrouver yannick au 25ème. Je me doute qu’il doit être moyen pour que je le rattrape. Je le passe doucement pour ne pas le flinguer moralement, en l’encourageant et en lui disant : « je suis à peine plus vite que toi alors accroches-toi ! ».
Chose qu’il fera pendant 5kms environ. Puis il me repasse et…me dépose ! Je ne le reverrai qu’a l’arrivée. Je le laisse partir et m’attache à bien rester gainé et propre sous les conseils et les encouragements de Coralie. Je reprends bon nombres « d’avions de chasse » du vélo. Je fais les 2 derniers kilomètres à bloc. Verdict : 3H26 et là, j’ai encore chaud !
9H38 au total, 147ème scratch et 23ème de mon groupe d’âge, au roll down ça doit passer, ça va passer tout le monde en est convaincu autour de moi !
Lundi 25 juillet, 15H30, j’ai le sang qui se glace, je suis même frigorifié !
Le roll down de ma catégorie vient de se terminer. 21 places en 2009, 17 en 2010, c’est seulement 15 qui seront attribuées à mon groupe d’âge cette année. Tous sauf 3, prendront leur qualif’, c’est mort ! Pas de Hawaii cette année pour moi, pas de tranches de rigolade avec les copains du BMT, pas de Lulu’s Bar, pas de tortues, pas de, pas de… c’est la 2ème douche et dernière froide du week-end!
De ce fait, bien que la saison de triathlon ne soit qu’à sa moitié, la mienne se termine déjà. Ce double échec (Nice et Francfort) me laisse dans l’expectative. Je sens que j’ai besoin de couper et surtout de réfléchir sur la suite de ma saison.
Mais attention ce n’est pas non plus un drame.
Tout cela, ce n’est que du sport et du plaisir à la base. Il faut juste que j’arrive à réconcilier les 2 : sport et plaisir.
Une coupure me fera donc le plus grand bien.
Bonnes course à tous…
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