Actus

18/08/2012

Un mois de juillet très (trop) animé… (1ère partie)

posté à 17h33





Incorrigible, je suis incorrigible.


Ma passion, ma boulimie pour ce sport qu’est le triathlon est telle que j’ai vraiment du mal à me raisonner. Juillet 2012 n’échappera donc pas à la règle avec ma participation à des courses presque tous les week-ends :


IRONMAN Autriche, le 1er juillet

XTERRA France, le 8 juillet

TRISTAR 55.5, le 15 juillet

Triathlon LD Alpes d’huez, le 25 juillet

Le mois de juin fut tout aussi fournis mais cette fois c’est décidé : Aout sera le mois du repos. Je dis STOP : Stop aux inscriptions compulsives, stop aux longs voyages en voiture, stop à la fatigue générale, stop aux résultats moyens…
De ce fait, juillet aura été un mois riche en émotions et en rebondissements (sportifs j’entends !). Jugez par vous-même en lisant mes récits ci-dessous.


IRONMAN AUSTRIA :


Après 10h00 de route, me voici enfin arrivé avec Coralie à Klagenfurt, 2 jours avant le départ de mon 10ème IM.
Je suis motivé, remonté par le spectacle de l’IM de Nice ou j’ai pu admirer mes comparses du BMT et d’autres copains se démener comme des beaux diables au milieu des 2800 participants. Même vu de l’extérieur, que le triathlon format IRONMAN est beau! Bravo à tous pour votre détermination.

Je suis motivé donc, j’ai dans l’envie de faire un « beau » chrono ici, même si j’apprends 2 mauvaises nouvelles : 1.combinaison interdite, 2.canicule annoncée… et mince !
Ca s’annonce plus corsé que prévu en sachant que je suis un nageur moyen et que je déteste la chaleur.

Les jours précédents me permettent de me rendre à quel point l’organisation est absolument parfaite, à quel point le site et surtout le parcours vélo sont beaux, je vais me ré-ga-ler !!!

Le matin du départ je suis en forme, pas stressé et content pouvoir en découdre.
Quelques minutes avant le départ je profite de Coralie au maximum, puis je vais me placé aux avant-postes pour partir fort et ne pas être gêné. Le montage audio associé au speaker est top avec un compte à rebours super bien mis en valeur, l’ambiance est électrique, j’en ai des frissons.
Puis, les pros s’élancent du ponton quand la voix du speaker nous dit d’avancer à la ligne de départ située 100 mètres plus loin en ajoutant : « stay calm, this is not your start yet ! ».
Pourtant je vois tout le monde se presser vers la ligne comme si le départ était donné. Je me dis qu’ils ne comprennent rien à l’anglais ces autrichiens !!! Mais à peine 30 secondes après la corne de brume retentie et je suis loin de la ligne. Et …..meeerde ! C’est moi qui n’ai rien compris !!! Ils sont malins ces autrichiens.

Du coup je cravache pour refaire mon retard. Je me retrouve au milieu d’un gros paquet dont il m’est difficile de sortir. Ma nat’ s’annonce moyenne, je la sais déjà. Finalement sur le demi-tour ça s’éclaircit et je peux enfin poser ma nage. Je rejoins les derniers 800 mètres qui se font dans un canal, le courant dans le dos. C’est une sensation géniale : l’eau est claire on voit le fond, on voit et on entend les gens qui vous encouragent sur le bord et on l’impression de nager comme Yannick Agnel. Un grand moment de plaisir !!
Je suis malgré tout content de sortir de l’eau car il commençait à y faire chaud !!! Oui, oui, une vraie soupe même sans combinaison !

La transition à pied est longue pour aller jusqu’au parc à vélo et je me rends vite qu’il fait déjà très chaud…ouuuuh ça sent pas bon cette histoire !!!! J’en connais un qui pourrait bien finir sec à la fin de la journée, j’ai comme un pressentiment.
Je balaye ces pensées de mon esprit d’un revers de main, je trouve mes sac de transition en 2 secondes avec ma petite astuce habituelle ( non, non je ne dirai RIEN, même sous la torture !), je me change et c’est parti pour 180 kilomètres de bike ( 2 fois une boucle de 90 kilomètres).

Je pars sur une belle allure, à la fois véloce et puissante (rien que ça !!), je me régale ! Très vite, je trouve un compagnon de fortune (l'infortune c'est pour plutart). Un autrichien avec un coup de pédale superbe (vous savez, celui qui donne l’impression de ne pas forcer !)et un rythme qui me parvient parfaitement. On ne fait que doubler des concurrents, parfois des pelotons(sic !) tout ça à distance réglementaire (7 mètres) et en se relayant l’un l’autre. Du pur bonheur ! je croise Coralie sur le bord de la route et j’ai le temps de lui exprimer mon bon état de forme. Tout roule !
Nous sommes inséparable jusqu’au début du 2ème et dernier tour. Là, il a dû se dire que cela suffisait de faire « mumuse » avec le petit français et il prendra la poudre d’escampette pendant que je m’arrose à un ravito.
Car, à force d’être sur mon nuage avec mon autrichien, j’ai un peu oublié de m’arroser : grosse, grosse erreur qui va me couter très cher par la suite.

Pendant quelques kilomètres je me retrouve un peu perdu en termes de rythme sans mon sparring partner. Et la qui vois-je au loin ? une hystérique crie, gesticule dans tous les sens, courre et saute…
Sa silhouette ne m’est pas inconnue, à mon passage elle me lance, un « come on, come on » et « good job », c’est...c'est... Crissie Wellington totalement en transe !!! J’hallucine.
Je la croiserais au retour sur son vélo à encourager tout le monde comme si sa vie en dépendait. Accompagnant son compagnon qui courre, elle encourage tous les athlètes avec ferveur. Une belle attitude d’une grande championne.

Aux environs du 130ème kilomètre, je reviens sur un peloton (d’enc… de drafteurs). Connaissant les réactions de ce genre d’individus et commençant à être moins « saignant », je reste un peu derrière (7 mètres toujours !!!) pour me refaire avant de les passer. Je les passe donc avec une vitesse soutenue. J’entends des clics-clics sur tout les velos, ils tentent tous de s’accrocher, j’insiste ; mais peine perdu je les ai tous aux fesses bien en ligne, roues dans roues, les en…..és !!!!
Je decide de couper mon effort car j’ai pas envie de les emmener sur mon porte-bagage pour qu’ils me flinguent à pied ensuite. Et là surprise, ils m’engeulent ! je me retiens pour ne pas les insulter mais je reste concentré et calme ( là, j’annonce un réel exploit personnel d’ailleurs ). Je me recale derrière (7m bien sur !) et je me dis que quand les 2 pétards suivant je vais les lacher. 1ère tentative avortée , je leur mets au moins 500 mètre après cette bosse mais ils se relaient et me reprennent après 2 kil environ. MAIS OU SONT LES ARBITRES, BORDEL !
Je fais une 2ème tentative dans la dernière bosse possible mais c’est la même punition…

Dégouté, je me résous à rester derrière eux (le seul à 7 mètres évidemment) d’autant plus que je commence à subir la chaleur, je n’arrive plus à refroidir la machine malgré mes arrosages répétés mais certainement trop tardifs. Je ferai les 20 derniers kilomètres comme ça : pas très bien et avec ce paquet de gros c..s de drafteurs en point de mire.
Dans ces conditions je suis content de poser le vélo après 4h58 d’effort.


De l’eau, de l'eau, je veux de l’eau. Les baskets aux pieds je cherche désespérément de l’eau pour boire mais surtout m’arroser. Rien dans le parc, rien à la sortie, « oh pétard mais je ne tiendrais jamais jusqu’au 1er ravito (situé à 2km5 du parc) »
Malgré tout, je pars à 13km/h comme prévus, mais ça ne passe pas. J’essaie à 12. Rien ! À 11, non plus ! À ce moment-là je m’effondre psychologiquement. J’ai envie d’arrêter les frais et de plonger dans le canal qui est juste à 2 mètres, tellement j’ai chaud.
J’essaie alors de trouver une porte de sortie positive et surtout alternative à l’abandon ; je me dis alors que je vais faire ce marathon à la cool (pour une fois !), en marchant même et en profitant des éléments exterieurs (lieux, spectateurs, ravitos, etc, etc.).
Je suis heureux de voir Coralie au 2ème kilomètre qui m’encourage et qui me félicite. Mais je lui fais très vite part de mon état de surchauffe généralisée et du déroulement des heures à venir. Pour le mode « course » c'est plié et je laisse place au mode « loisirs ».
Même en courant à 9km/h, je subis encore cette foutue chaleur.
Je vais donc passer 4h11 à chercher comment me rafraichir pour finir cet Ironman. M’arroser et boire devient obsessionnel et j’use de tous les stratagèmes :

- Prendre les gobelets d’eau et les éponges en les gardant le plus loin possible

- Me bourrer de glace sous les vêtements. Au point de me bruler au final !

- Me verser les bacs d’eau des éponges sur la tête. au grand plaisir des spectateurs !

- Plonger à plusieurs reprises dans successivement: le canal, le lac et sur la plage artificielle ou bon nombre de touristes sont sidérés. m'enfous...

- Ramasser toutes bouteilles à moitié vides sur le parcours, jonchant le sol

- Et même passer dans les jardins ouverts de certains locaux ou se trouvent des systèmes d’arrosage


Enfin, du grand n’importe quoi en fait ! mais je vais continuer ce « cirque » jusqu’au bout de l’épreuve et ce n’est pas les trop nombreux athlètes que je verrai en train de faire un malaise sur le parcours qui vont m’arrêter. Bien au contraire.


Toujours est-il , que je finis par passer l’arche d’arrivée au bout de 10h23 d’effort.
On est très loin du « bon chrono » espéré mais j’ai quand même bouclé mon 10ème ironman.



Au moment du bilan, les points positifs l’emportent sur la déception d’une course qui m’a un peu échappée à partie du 150ème kilomètre à vélo.
Car en effet, j’ai adoré la région d’une manière générale et le site de l’épreuve en particulier (le lac et le parcours vélo) ; j’ai adoré l’organisation millimétrée ; j’ai adoré l’ambiance, etc.

Bon… j’ai moins aimé le climat le jour de la course ;-)


suite...

 


18/08/2012

Un mois de juillet très (trop) animé… (suite et fin)

posté à 16h42



Le Xterra France et le Tristar 55.5 de Lyon :


Deux courses très positives à plusieurs titres.
Tout d’abord pour le Xterra, j’ai pris un maximum de plaisir. Ancien pilote de motocross (15 ans de course en ligue Rhône-Alpes) et ancien Vététiste, je me suis senti comme chez moi au milieu de cette boue, ces cailloux et ces racines. Oh que c’est bon de retrouver ces sensations qui m’ont tant fait vibrer pendant des années : glisse, vitesse, appuis, sauts, etc, etc.
Pourtant je n’ai pas été épargné. Car après une bonne nat’ et un premier tour vtt en « mode découverte »( ne connaissant pas le parcours), j’explose ma tige de selle dans une descente dans le 2ème tour. Le vrai « hic » c’est qu’il me reste encore au moins 15 kilomètres pour poser le vélo, à faire….sans selle donc en danseuse !!!

Les bras et les quadriceps explosés, je partirai pour faire mes 10 kil’ de trail à bloc.
Mort, maculé de boue, 75ème et vélo explosé… je m’en fous tellement je me suis amusé. Du coup j’ai décidé de me venger au Xterra Suisse… !


Pour le Tristar, un peu fatigué de mes précédentes courses, je me rabats sur le petit format : le 55.5 (et oui, courageux mais pas téméraire !).

Sortant 3éme de l’eau( un miracle !) je me fais gentiment passer par 5 athlètes en vélo puis j’en reprends 2 à pied. Si on a tous bien compté, au final ça fait 7 ;-)

Bon bah voilà, un top 10, 1er de ma caté’, ça fait toujours plaisir mais c’est surtout le site de départ et les parcours qui m’ont vraiment plus. L’épreuve à Lyon à trouver ses marques. enfin !




Longue distance de L’alpes d’Huez :


Je me suis régalé.

Au vue du programme des semaines précédentes, je me persuade que la journée devra se dérouler à un rythme de sénateur. C’est la condition sinéquanone pour être sûr que je puisse rallier l’arrivée.
Sous un soleil radieux et chaud de bon matin, je suis content de prendre le départ dans cette eau bien fraiche du lac de Vaujany. Je m’immisce dans un petit peloton qui va à un bon rythme. A la fin du premier tour je vois une Pro qui nous double à droite et qui vise pas la même bouée que nous. Je me dis qu’on doit faire fausse route et je la suis… mauvaise pioche ! Ce sont mes anciens compagnons qui avaient raison et je suis quitte pour faire 200 mètre en plus et forcer pour les reprendre !!!

Deux points à retenir pour la prochaine fois: 1.aller au briefing d’avant course et
2.ne jamais faire confiance au sens de l’orientation des femmes ;-) ohlala… j’rigole !

Malgré mon petit détour (2.2+0.2) je sors 83ème et je pars la mine réjouie faire mon petit tour de vélo(115km). Je suis prudent comme prévu, je monte l’alpe du grand serre à un rythme régulier et je finis en accélérant progressivement sur la fin. Sur le plat je fais bien tourner les jambes et au col d’Ornon, j’applique la même méthode que le précédant col. Je fais la descente en me faisant plaisir : j’attaque un peu quoi !

Et enfin, arrive la fameuse, la mythique montée de l’alpe d’huez.
Je mets mon 27 dents, j’alterne position assise et danseuse, je bois et je m’arrose régulièrement. Voilà. Tel a été mon salut ! oh si, j’ai bien descendu le 25 dents quelques fois, histoire de (me) faire croire que je faisais la course… mais non c’est bien avec cette allure là que j’aurais la chance de voir le bout du tunnel.

Content de poser le vélo, j’applique la même technique sur les 30 kilomètres à pied, enfin sans le 27 dents, hein ?
Je pars surtout avec de la cadence pour ne pas m’épuisé complètement à 2000 mètres. Sur les 3 tours le 2ème sera bien difficile mais au final ça passe. Et oh surprise, je finis 40ème scratch… une place inespérée après 4 courses en 4 semaines.

Quelle belle épreuve en tout cas ! Une épreuve qui change du label Ironman mais dont l’organisation est à la hauteur de ce dernier.

Bravo à toute l’équipe de Cyril Neveu.



Après ce mois de juillet bien chargé, c’est sans culpabilité que je profite d’un mois d’aout sans courses…
Contre toutes attentes je le vis bien, voir très bien. Je profite de Coralie, je m’entraine plus light et je dors. Oui je dors comme si je n’avais pas dormi pendant 6 mois. ETRANGE NON ?
Je vais en profiter pour rêver à de futures belles émotions sur des courses prochaines.
Oh tiens une obtention de slot à l’Ironman de Cozumel, en novembre par exemple…



Allez bonne nuit à tous, moi je retourne à mes songes pour qu'ils deviennent réalité plus tard ;-)

 


13/06/2012

Les triathlètes et le partenariat, le sponsoring ou le mécénat,

posté à 06h28





Le triathlète amateur est un champion.
Si, si un champion je vous assure ! Tous sont bardés de sponsors et ce, peu importe son niveau.
Ils ont obtenus les roues à 50%, le vélo à 30%, les fringues gratis, etc. A croire même, que le « prix public généralement constaté » ne les concerne pas.

Vrai ou faux sponsoring, tout le monde fait étalage de sa « classe » dans le domaine. Et c’est, je crois typiquement triathlétique.Il y a une vraie forme de reconnaissance vis-à-vis de soi et des autres. Comme si, sa valeur sportive était mesurée à la hauteur du nombre de produits obtenus remisés ou gratuits. Il y a aussi le fait que ce sport qui comporte 3 disciplines est par définition , extrêmement couteux. Alors c’est sûr, le triathlète est devenu un expert en demande de matériel. D’ailleurs les détaillants running et les vélocistes ont eu vite fait de nous cataloguer comme les quémandeurs de service ( à raison !).

Mais qu’ont les détaillants et les marques en retour de la part du triathlète amateur?
Et bien pas grand-chose.

• En effet peu de retombées à prévoir sur les médias classiques ou généralistes car même les pros de notre disciplines peinent à se frayer une visibilité entre le foot et…le foot !

• Peu de retombées dans la presse spécialisée (à thématique triathlon) aussi, car là, les pros sont mis en évidence et ce, à juste titre.
Ou alors, si cela arrive il faut qu’une photo soit prise sur un événement de masse et que la chance rédactionnelle choisisse l’amateur concerné.

• Il y a un peu plus de chance de voir « l’amateur » dans la PQR (presse locales). Les photos n’étant en général, pas de grande qualité il faut tout de même bien se concentrer pour le distinguer, lui et les produits des partenaires

• Sur le web, les sites ou les blogs étant aussi nombreux que le nombre de pratiquant, il est bien difficile de mettre en valeur un produit ou une marque

Force est de reconnaitre que bilan est plutôt maigre. Mais alors pourquoi y a-t-il malgré tout tant d’amateurs aidés par les fabricants ?

Personnellement, j’y vois trois raisons :

• Tout d’abord, le poids et la force de prescription des réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook. En effet un ami utilisant un produit et qui vous le recommande apportera, au pire, à la société concernée, un capital sympathie et au mieux, un ou plusieurs achats… et ça, les marques l’ont bien compris.

• L’autre raison de cette aide vient du relationnel assez fort entre le triathlète et son détaillant favori. Souvent, un vélociste va gentiment donner un coup de pouce à notre triathlète amateur pour lui faire plaisir. En commandant et surtout en montant un des rares vélos Chrono qui passera dans son magasin, il se fait aussi plaisir !

• Enfin, pour moi, l’ultime raison et la plus importante, c’est la PASSION.
Cette passion qui anime la plupart de ces acteurs économiques. Car de la passion il en faut pour créer et/ou distribuer des produits dans un marché hyper segmenté comme celui du triathlon. Les marchés à niches multiples étant les plus difficiles à appréhender : beaucoup de stock et peu de rotations !


Avec un peu de recul, on se rend vite compte que ceux d’entre nous qui ont des coups de pouce des marques, ont finalement beaucoup de chance d’avoir à leurs côtés des gens passionnés qui nous font confiance !!!
Je pense qu’on peut vraiment les remercier.
Pour ma part je tiens à remercier, Fabrice de Compressport, toute l’équipe d’ESM, Gilles de chez Mavic, Nicolas de Décathlon création, Karl d’azur tri and run pour ce qu’ils font pour le club de Beaune ou pour moi.

MERCI.

 


24/04/2012

Un début de saison qui confirme le travail fait(ou pas) cet hiver...

posté à 19h14





C'est des îles Baléares que j'écris ce « court » post. J’y suis en stage avec Coralie, Karl, Asa et Camille pour faire essentiellement du vélo.
Par la même occasion j’ai participé au TriStar 111 de Mallorca :
Généralement il fait beau à Majorque en cette période mais le temps parfois changeant de cette île nous aura gratifié, ce jour-là, d'une averse dans chacune des 3 disciplines. Rien de très gênant si ce n'est à vélo ou la montée et la descente de Sant Salvador à faire 2 fois se révéleront plutôt dangereuses (si, si même en montée la roue arrière patinait en danseuse !!). Cela confirme mon choix d’avant-course, de faire une course prudente et surtout de finir avec de la fraicheur et de l’envie.
Je terminerai à une maigre 47ème place avec un temps supérieur à l'année passée. Cependant, je reste satisfait de ma course car ma natation est bien meilleure ainsi que ma course à pied : le travail technique fait cet hiver avec Coralie paie. Alors c'est sûr à vélo, j'ai pris "cher" et je mesure le retard que j’ai pris sur cette discipline. Cela confirme les sensations entrevues lors du Triathlon Sprint de Saint-Tropez, ou j’avais terminé 15éme, 3 semaines plus tôt:
A force de travailler mes 2 disciplines « faibles », la plus « forte » s’en ressent, le stage vélo arrive donc au bon moment. Les kilométrages couplés à l’intensité devraient combler ce déficit.
Les routes de Mallorque sont idéales pour ça. On y trouve tout : du Macadam impeccable, du plat ou du relief, du vent en bord de mer et surtout BEAUCOUP de soleil.
Donc, durant ces 15 jours j’ai pu rouler tous les jours pour atteindre un total d’environ 1300 kilomètres. Les jambes sont revenues au bout d’une semaine et ça, ça fait vraiment du bien au moral. Pour autant j’ai presque pu nager tous les jours, et j’ai continué à entretenir ma vitesse à pied.
J’ai donc hâte d’être au TriStar de Cannes le week-end prochain pour voir comment va réagir mon corps avec un peu de repos.
Ce sera aussi l’occasion de retrouver une bonne partie des copains du BMT !


Va y avoir du « orange » sur les routes Cannoises…

See you.


 


16/02/2012

Les triathlètes et l’hiver,

posté à 21h54




Dans le monde animal, l’hibernation est un état d’hypothermie régulée, durant plusieurs jours ou semaines qui permet aux animaux de conserver leur énergie pendant l’hiver.
Dans le milieu du sport d’endurance, cette définition serait presque semblable au mot « coupure ».
En effet bon nombre de sportifs d’endurance en général et de triathlètes en particulier, rentrent en « hibernation sportive » totale ou partielle. Ils arrêtent toutes activités sportives pendant 1, 2 voir, 3 semaines ou alors, leurs activité se réduit au strict minimum (2 ou 3 séances par semaine) .
Autant dire que chacun d’entre nous trouvent dans son for intérieur, dans son entourage ou bien dans son environnement des raisons pour passer à l’acte…oups, pardon ! à l’inactivité devrais-je dire !!! Elles peuvent être les suivantes :

- « Je n’ai plus envie, et puis c’est tout ! » dira le l’athlète éreinté.
- « Je suis fatigué de ma saison XXl, avec mes 5 ironman et mes 7 half » dira petr vabrouzek ou Romain Guillaume.
- « j’ai trop couru blessé cette année » dira un athlètes de Grand Prix.
- « je peux plus voir la tête de Jean-Pierre en course, alors à l’entrainement n’en parlons pas… » dira l’athlète jaloux de son collègue de club.
- « tout le monde a coupé, sauf moi » dira le triathlète grégaire et influençable.
- « mon coach me dit de couper » dira le discipliné.
- « ma femme me dit de couper ! » dira le mari soumis(le prenez pas mal mesdames mais y en a tellement !)
- « j’aimerai bien voir un peu plus mes enfants » dira le père coupable.
- « mon vélo est trop sale quand il pleut » dira le méticuleux.
- « il fait vraiment trop froid dehors » dira le frileux.
- « il fait nuit à 16h30 et il fait jour à 8h30 » dira « luminophile »( chercher pas, je viens d’inventer ce nouveau mot !).
- « c’est bientôt les fêtes » dira le gourmand.

Enfin, il y a autant de raisons qu’il y a d’individus, et la listes pourrait être encore longue !

Pour d’autres triathlètes, il n’y a pas de coupure.

L’addiction à l’endorphine est pour certains plus fort que la raison. Prisonnier de cette hormone du « bien-être », ils ne peuvent pas s’arrêter de courir, pédaler et nager.

Pour d’autres, c’est le moyen de toujours rester en confiance. En effet, continuer à pratiquer c’est aussi se rassurer sur ses capacités en termes de vitesse, d’appuis ou /et de sensations.

Enfin d’autres encore, se servent de cette période pour travailler leur technique.
Alors faut-il couper(ou hiberner sportivement) ?

Pour mon cas, la réponse cette année, s’est imposée d’elle-même. Bien que ma saison eu été longue avec 3 IM en 3 mois, l’envie de pratiquer restait toujours présente. J’ai bien eu un moment de doute en Décembre (surement l’appel du chocolat, lol !), du genre « pfff… j’crois que je suis cramé ! » mais après un léger relâchement l’envie est resté trop forte pour que j’arrête l’entrainement.
Si j’ai fait une erreur je la mesurerai au mois de juin/juillet. Mon organisme me le rappellera à ce moment-là. En tous cas, à l’heure où j’écris ces lignes, je ressens les progrès à pied et en natation à force d’avoir travaillé la technique dans ces 2 disciplines.
Les courses SERONT les juges de paix en la matière. We’ll see soon.


En tous cas amis sportifs je ne sais pas si vous avez hiberné sportivement ou pas mais je vous souhaite à tous une superbe saison 2012, un peu en retard.

On s’voit sur les courses…hein ?

A bientôt,


Nico.

 




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